Les 3 news de la semaine
1. 📉 Dubaï : coup de frein sur les ventes au 3e trimestre
De juillet à septembre, Dubaï a enregistré environ 34 000 ventes résidentielles pour 72,6 milliards de dirhams, selon le cabinet Cavendish Maxwell. C'est 38 % de transactions en moins et 47 % de montant en moins qu'un an plus tôt. Le cabinet précise qu'une partie de cette baisse s'explique par un décalage entre la signature des ventes et leur enregistrement officiel. L'achat sur plan pèse toujours 72 % des ventes. De son côté, l'agence de notation S&P Global estime que les prix ont reculé de 5 à 15 % entre fin 2025 et septembre, et anticipe une correction progressive plutôt qu'une chute brutale, plus marquée sur les appartements que sur les villas.
👉 Ce que ça change pour vous : le rapport de force continue de basculer vers l'acheteur. Sur le marché de la revente, n'hésitez pas à négocier et à comparer avec les prix réellement enregistrés dans l'immeuble. Mais gardez la tête froide : un marché qui corrige peut encore baisser un peu. Achetez un bien que vous êtes prêt à garder plusieurs années, pas un pari sur une revente rapide.
2. 🏢 Dubaï encadre la colocation et la sur-occupation
Une nouvelle loi (loi n°4 de 2026) réglemente désormais le « logement partagé », c'est-à-dire les biens loués à plusieurs occupants qui ne forment pas une seule famille. Elle est en vigueur depuis le 8 septembre, et la municipalité de Dubaï en a détaillé les règles cette semaine. Ce type de location n'est autorisé que dans une quarantaine de quartiers désignés, avec un permis obligatoire. Chaque chambre doit offrir au moins 5 m² par personne, et chaque famille doit disposer de sa propre chambre avec salle de bain. Les propriétaires ont un an pour se mettre en conformité. Les amendes vont de 500 à 500 000 dirhams, et jusqu'à 1 million en cas de récidive.
👉 Ce que ça change pour vous : si vous louez votre bien « à la chambre » ou si votre locataire sous-loue, vous êtes directement concerné. Interdisez la sous-location dans votre bail et faites-la respecter par votre gestionnaire. À plus long terme, c'est une bonne nouvelle : les immeubles sur-occupés se dégradent plus vite et font baisser la valeur de tous les appartements, y compris le vôtre.
3. 🎓 Abu Dhabi muscle la formation de ses agents immobiliers
Le régulateur immobilier d'Abu Dhabi (ADREC) a annoncé le 8 octobre une nouvelle formation obligatoire pour obtenir une licence d'agent immobilier. Elle couvre le droit, les pratiques du marché et la déontologie, et se termine par une simulation de transaction et un examen final. Le titre obtenu, « ADREC Certified Broker », devra être renouvelé chaque année pour suivre l'évolution de la loi. L'émirat compte aujourd'hui environ 3 300 agents licenciés.
👉 Ce que ça change pour vous : acheter à distance, c'est faire confiance à un intermédiaire. Avant tout engagement, à Abu Dhabi comme à Dubaï, demandez le numéro de licence de votre interlocuteur et vérifiez-le sur les plateformes officielles. Un agent sérieux vous le donnera sans difficulté.