Numéro 1 · semaine du 5 octobre 2026

Dubaï & Co

l’hebdo de l’investisseur

L’édito

Bonjour à tous,

Bienvenue dans ce premier numéro ! Chaque semaine, je vous résume l’actualité du Golfe qui compte pour un investisseur immobilier, et surtout ce qu’elle change concrètement pour vous.

Le fil rouge de cette rentrée : Dubaï entre dans une phase de normalisation après plusieurs années de hausse spectaculaire, pendant qu’Abu Dhabi et Ras Al Khaimah accélèrent. Le tout dans un contexte régional tendu depuis février, qui n’a pas découragé les investisseurs étrangers.

Un marché plus calme, c’est souvent un marché où l’acheteur reprend la main. Voyons ça.

Les 5 news de la semaine

Émirats

Dubaï – Abu Dhabi en moins d’une heure, en train

C’est fait depuis le 30 septembre : le réseau passagers d’Etihad Rail a été officiellement lancé avec l’ouverture de la gare de Dubaï, à Jumeirah Golf Estates. Elle est reliée directement au métro de Dubaï et rejoint Abu Dhabi en environ une heure. Sharjah suivra en mars 2027.

Ce que ça change pour vous : les grandes infrastructures de transport sont l’un des moteurs de valorisation les plus fiables sur le long terme. À l’ouverture du métro de Dubaï en 2009, les quartiers proches des stations en avaient nettement profité. Les secteurs bien reliés à la nouvelle gare (Jumeirah Golf Estates, Dubai South, Dubai Investments Park…) méritent d’être regardés de près, et le duo Dubaï–Abu Dhabi devient de plus en plus un seul et même bassin de vie.

Dubaï

Les prix respirent, la location reste au plus haut

Côté ventes, la dernière semaine de septembre a enregistré environ 2 000 transactions pour 5,1 milliards de dirhams, avec un prix moyen d’environ 1 740 AED par pied carré, contre 1 840 début septembre. Selon Colliers, les prix ont reculé d’environ 3 % au deuxième trimestre et les loyers des appartements de 4 %, avec encore quelque 56 600 logements attendus d’ici fin 2026.

Côté location, Dubaï se dirige pourtant vers une année record : plus de 257 000 contrats signés dans les zones freehold sur les huit premiers mois, soit +5,5 % sur un an. Le 1-chambre représente 41 % des contrats.

Ce que ça change pour vous : la hausse « automatique » est terminée, et c’est plutôt une bonne nouvelle pour qui achète maintenant. Il y a davantage de marge de négociation, surtout sur le marché de la revente. La demande locative, elle, reste solide grâce à l’arrivée continue de nouveaux résidents. Mais les locataires font jouer la concurrence : emplacement, qualité de l’immeuble et prix juste feront la différence sur votre rendement.

Abu Dhabi

L’investissement étranger explose

Les transactions immobilières ont atteint 117 milliards de dirhams au premier semestre, soit +112 % sur un an. Les investissements étrangers ont bondi de 309 %, à 13,8 milliards de dirhams, dépassant déjà le total de toute l’année 2025. La France figure parmi les principaux pays d’origine des investisseurs étrangers. L’émirat compte désormais 50 zones d’investissement ouvertes à toutes les nationalités (ADREC).

Ce que ça change pour vous : Abu Dhabi n’est plus l’alternative « sage » à Dubaï, c’est un marché à part entière, plus jeune, avec moins de stock. Une piste sérieuse pour diversifier un patrimoine déjà investi à Dubaï.

Ras Al Khaimah

L’effet Wynn

Le Wynn Al Marjan Island, premier complexe intégré avec casino des Émirats (3,9 milliards de dollars), reste annoncé pour 2027. Le cabinet Cavendish Maxwell y voit un moteur clé de la demande résidentielle à moyen terme. Prix et loyers sont en hausse sur un an, et de nouveaux projets de prestige s’enchaînent sur l’île, comme Janu (groupe Aman), prévu pour 2029.

Ce que ça change pour vous : le potentiel est réel, mais une partie est déjà intégrée dans les prix, et l’offre va fortement augmenter d’ici 2028. Méfiez-vous des projets qui ne vendent que « la vue sur le Wynn » : comparez les prix au mètre carré et la crédibilité du promoteur.

Arabie saoudite

Ouverte aux étrangers, mais encadrée

Depuis le 21 janvier 2026, une nouvelle loi permet aux étrangers d’acquérir de l’immobilier dans des zones désignées. Les résidents peuvent notamment posséder un logement, mais l’ensemble reste soumis à des frais et taxes combinés d’environ 10 % et à un cadre réglementaire strict.

Ce que ça change pour vous : un marché à suivre de près, mais pour un particulier non-résident, les Émirats restent nettement plus simples et moins coûteux à l’entrée. Pas de précipitation.

Le chiffre de la semaine

2 sur 3 C’est la part des ventes à Dubaï qui portaient sur du off-plan (achat sur plan) la semaine dernière : 1 520 transactions, contre 761 pour des biens déjà livrés.

Le focus

Acheter sur plan sans se brûler les doigts

Le off-plan domine le marché, et pour de bonnes raisons : prix d’entrée plus bas, paiement étalé pendant la construction. Mais il demande de la rigueur. Les 5 réflexes à avoir :

  1. Vérifier que le projet est enregistré auprès du régulateur (RERA / Dubai Land Department), via l’application officielle Dubai REST.
  2. Payer uniquement sur le compte séquestre du projet, jamais directement au promoteur. À Dubaï, la loi impose ce compte, et les fonds ne sont débloqués qu’au fil de l’avancement des travaux.
  3. Regarder l’historique du promoteur : ses projets précédents ont-ils été livrés, et dans les délais ?
  4. Lire le plan de paiement en détail : quelle part avant la livraison, quelle part après, et quelles pénalités en cas de retard de paiement de votre côté.
  5. Vérifier les conditions de revente : la plupart des promoteurs exigent qu’un certain pourcentage du prix soit payé avant de pouvoir revendre le bien avant sa livraison.

Le mot de la fin

Vous avez un projet, une question sur un programme ou sur un quartier ? Répondez simplement à cet email : je réponds à tout le monde.

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À la semaine prochaine !

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Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.

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